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Actualité, Musique, Poésie, Vie

Et voir une fois encore le commencement de tout…

Vendredi 1 janvier 2010, 00:00

Ecoute la flûte de roseau et sa plainte…

C’est du feu, non du vent, le son de la flûte [...]
C’est le feu de l’Amour qui est dans le roseau..
. (Rûmi)

2009/2010
Silence et vacuité, page blanche, tel est cet entre-deux où se situe cette nouvelle année : là où ce qui a été n’est presque plus et ce qui sera n’est presque pas encore. Cet entre-deux où se situe aussi la Terre de nos aspirations, la Terre de nos rêves, la Terre Céleste où l’Impossible s’accomplit en fait. Sans cette Terre Céleste, tout serait vain, tout, jusqu’à notre amour le plus profond, tout ne serait que métaphore. Car comment vivre sans rêves, sans élévation, sans transcendance ? Comment vivre en ignorant l’enfant au dedans de nous ? Mon souhait, pour cette toute nouvelle année, est que chacun, ne serait-ce que le temps d’un soupir, puisse se relier à cette Terre de l’âme, boire à cette source d’émerveillement sans fin, et croire à nouveau, comme le savent les vrais enfants, ceux qui n’ont pas d’âge, que tout est possible, que chaque instant est un instant neuf, et qu’à tout moment nous pouvons tout recommencer, et commencer !
Puisse cette nouvelle année qui s’avance être pour chacun celle de la réalisation du désir de son cœur, celle de tous les commencements !

t.0 אמן

tatiana | Actualité, Musique, Poésie, Vie | 8 Commentaires
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Puissions-nous être de ceux qui ne finissent jamais de naître !

Mardi 22 décembre 2009, 18:09

Vivre c’est respirer en tout, comme le Tout respire en toi !

Le vent solaire insuffle la bonne nouvelle à l’étoile bleue, qui aussitôt la rayonne, scintillante, vers la rosée, qui la transmet aux fleurs des champs. Celles-ci la disent au ruisseau, qui la murmure aux petits cailloux. La rivière prend la relève et l’annonce aux vagues de l’Océan, qui la transmettent aux dauphins. Ceux-ci la font résonner vers les terres immergées. Les rochers enfouis en frémissent, la répercutant vers leurs cimes. Les brises marines la captent et en avertissent le peuple ailé, qui aussitôt la transmet aux plus hautes vallées. La rosée, gorgée du parfum des fleurs, la recueille à nouveau et la répand à tous les vents… : Il est né le Divin Enfant !

Puissions-nous être de ceux qui ne finissent jamais de naître !

t.0 אמן


David Oistrakh, Debussy - Clair de lune

tatiana | Actualité, Musique, Vie | 3 Commentaires
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Arrivé au sommet de la montagne, ne t’arrête pas !

Mardi 24 novembre 2009, 21:33

   

Avant
les montagnes sont des montagnes et les rivières des rivières

Pendant
les montagnes ne sont plus vraiment des montagnes et les rivières ne sont plus vraiment des rivières

Après
les montagnes sont à nouveau des montagnes et les rivières à nouveau des rivières…

Dénuement du verbe

Infinité de fréquences harmoniques

Vacuité des sens

Perplexité

Le Vrai, le Réel ne peut être dit

Indicible imminence, Sensation, Vide…

Beauté parfaite

Bonté

Présence
 
  
 t.0 אמן
 
  

Photo : Mont Huangshan ynwa2005, creative commons

tatiana | Actualité, Musique, Poésie, Vie | 2 Commentaires
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Dans l’éternelle unicité de l’instant

Mercredi 4 novembre 2009, 19:17

Ah ! avoir le cœur vide, habité par la seule vacuité, dénué d’amour propre, d’orgueil, de vanité et de suffisance… Libéré de moi, guéri !

S’établir dans le souverain Bien, contempler la source de toute Beauté, et à travers la plénitude vide s’unir à la résonance fondamentale.

Et par la grâce de l’Ouvert, devenir pure gratitude, sans comment, sans pourquoi !

SANS !

t.0 אמן

tatiana | Actualité, Musique, Vie | 8 Commentaires
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Musique, Poésie, Vie

Sonate d’automne pianissima

Dimanche 18 octobre 2009, 22:33
 
Deviens tel un enfant,
rends-toi sourd et aveugle!
Tout ton être
doit devenir rien,
dépasse tout être et tout néant!
Laisse le lieu, laisse le temps,
et les images également!
Si tu vas par aucune voie
sur le sentier étroit,
tu parviendras jusqu’à l’empreinte du désert.*

Paraître et disparaître

Ceux qui chevauchent le vent sont si imprévisibles, si libres, si difficiles à comprendre dans leur démarche, qu’ils ont été de tout temps persécutés, crucifiés, parce que leur être singulier, dérangeant, intempestif, était envié, détesté, haï. Au fil du temps, ils sont devenus insupportables. On s’estimait bafoué, agressé par leur naturel, leur aisance et leur “désinvolture”. Leur si grand éclat paraissait obscurcir tout le reste, et “l’amour à l’envers” qu’ils inspiraient s’est métamorphosé en passion inquisitoriale.

Et dès lors, la Sainte Inquisition à tué tous ceux qui n’étaient pas conformes à sa norme. La Sainte Inquisition ayant, par persuasion offensive, imposé son imprimatur sur toute forme, “ceux qui chevauchent le vent” ont, d’un commun accord, renoncé à toute forme, formulation, formalisme…

N’ayant pas de forme, ils ne peuvent pas être perçus
N’ayant pas de formulation spécifique, ils ne peuvent pas être reconnus
Ne cherchant pas la reconnaissance, ils restent invisibles

Voilà pourquoi ceux qui chevauchent le vent semblent avoir disparus !

 

t.0 אמן
 
*Maître Eckhart 

  

Tchaikovsky - October: Autumn Song - Victor Goldberg

tatiana | Musique, Poésie, Vie | 4 Commentaires
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