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Hommage à M33 X-7 ou De ce que nous ne savons percevoir

Mercredi 31 octobre 2007, 03:46

C’est après un très long périple que le “chez-soi” — habiter à la fois chez soi, en soi et pour soi — se révèle au mortel.*

L’INTERCEPTION

Fil de Lumière entre Cela et Ceci, l’image même du Vide, éternel surgissement… du même.

La Voix qui est la Voie affirme, constate, témoigne de l’immédiateté jaillissante… du même.

Elle dit, ou plutôt, elle cherche à dire son étonnement d’être-là, soudainement là, immobile au milieu du vide, dans le mystère… du même.

L’imperceptible bourdonnement de la Ruche, jaillissement éternel du Réel, invisibilité foncière… du même.

À L’ÉVIDENCE

L’évidence voile !

Seul, l’espace s’éternise !

Entre Cela et Ceci, rien qu’un imperceptible murmure… du même

Entre Soi et soi-même, nulle solitude.

t.

*Philippe Sollers – l’isolé

©Nasa - Représentation du trou noir stellaire M33 X-7 

tatiana | Non classé | Commentaires | Trackback
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4 réponses à “Hommage à M33 X-7 ou De ce que nous ne savons percevoir”

  1. EL DESDICHADO

    Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l’Inconsolé,
    Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :
    Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
    Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

    Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé,
    Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
    La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
    Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie.

    Suis-je Amour ou Phébus ?… Lusignan ou Biron ?
    Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
    J’ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène…

    Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :
    Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
    Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

    Gérard de Nerval

    Par veilleur de nuit le 31 octobre 2007 à 05:10
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  2. J’aime les pas de cette soeur aux semelles de vent
    et je la remercie
    fraternellement
    simplement

    “Tout dit le renoncement qui conduit vers le Même. Le renoncement ne prend pas, mais il donne. Il donne la force inépuisable du Simple. Par l’appel, en une lointaine Origine, une terre natale nous est rendue.”

    (Martin Heidegger-Le chemin de campagne)

    Par Bernard Raveyre le 6 novembre 2007 à 15:04
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  3. le plaisir que j’eprouve en te lisant est inexprimable… vingt dieux! que signifie cette emotion?… merci

    Par le sorcier le 19 novembre 2007 à 19:34
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  4. je suis très surpris par le peu de commentaires laissés à votre bilet ;)

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